Histoire

Assinie c’est chez le peuple Essouma

Assinie c’est chez le peuple Essouma

Selon la légende, les Essouma ou  » les gens qui pleurent » seraient les descendants de guerriers venus du royaume d’Abyssinie dans la vallée du Nil.Ensuite il se sont établis au Ghana comme tous les akans, ils ont migré au sud de la Côte d’Ivoire pour y fonder le royaume Essouma.

Assinie, la coquette station balnéaire, entre mer et lagune, lieu de villégiature des abidjanais et des visiteurs venus d’ailleurs. Assinie, porte d’entrée des premiers européens sur la côte Est de ce qui est aujourd’hui la Côte d’Ivoire et qui a vu naître « Le prince » Aniaba.

9 juillet 2018 / by / in ,
LA LEGENDE DE SINIMORY

LA LEGENDE DE SINIMORY(collection IPAM) la bonne école

Sinimory, mon maître, si ta marâtre te donne un plat de riz, refuse-le, refuse-le Sinimory car ce plat contient du poison. si ta marâtre te donne un plat de patates, refuse le, refuse-le Sinimory car ce plat contient aussi du poison. Mais si elle te donne des ignames, mange-les, mange-les Sinimory. Et le jour je ne serai plus là pour te prévenir, va loin d’ici Sinimory. Sinon la terre que tu défriches te mangera »… Souvenirs d’enfance…
La légende de Sinimory (Première partie)
…Il était une fois, dit grand-père, un vieil homme qui épousa en second mariage une femme au cœur dur. Cette femme n’aimait pas les deux fils de la première, morte depuis plusieurs années. Elle réservait les plus durs travaux à Maméry et à Sinimory tandis que ses fils Mamadou et Samba passaient leur temps à jouer dans la poussière. Heureusement toutes les marâtres n’ont pas le cœur dur comme cette femme. Le vieil homme, fatigué, ne pouvait plus se rendre au champ. Chaque matin, de bonne heure, Maméry et Sinimory allaient au champ pour défricher le sol. Ils se nourrissaient de fruits sauvages et de racines. La nuit ils rentraient très fatigués……….
-Vous êtes très sales, disait la marâtre, allez vous laver à la rivière. Je n’ai pas assez d’eau pour vous »…..
Avant le retour des deux enfants, elle servait le repas du soir à Maméry et à Samba. Sinimory et son frère dormaient le ventre vide.
Un jour, Maméry, l’aîné,dit à Sinimory :
-Ecoute, Sinimory, je ne peux plus supporter cette souffrance. J’en ai assez. Je veux partir. Viens avec moi mon frère.
-Mais que deviendra notre père sans nous ? demande Sinimory à son frère. Mamadou et Samba n’ont jamais appris à cultiver la terre. Cette femme sans cœur le laissera mourir de faim. Pensons à notre père et restons auprès de lui.
-Je ne suis pas aussi patient que toi. Reste ici si tu veux. Moi, il faut que je parte.
Alors, Maméry s’en alla, laissant son frère seul avec son père.
(deuxième partie)…………… Après le départ de Maméry, la marâtre fit venir Sinimory et lui dit :
-Tu aurais mieux fait de partir avec ton frère. Si tu es resté ici, c’est sûrement que tu veux l’héritage de ton père. Je te le dis, Sinimory, tu ne l’auras jamais. Il y a assez d’argent pour mes deux fils et moi.
-C’est pour mon père que je reste ici, dit Sinimory. Il est très vieux et ne peut plus supporter les travaux des champs. Que ferait-il sans moi ?
Sinimory continua ainsi sa vie n’ayant pour seul compagnon que Labou, son chien fidèle. Labou parlait comme les hommes quand il était seul avec Sinimory.
La marâtre avait de mauvaises intentions.
-Il faut que je supprime Sinimory, se disait-elle. Ainsi, mes deux fils Mamadou et Samba seront heureux.
La méchante femme mis alors du poison dans le plat de riz de Sinimory.
– Sinimory, dit-elle un soir, tu es en enfant courageux. J’ai toujours été méchante avec toi. Pardonne-moi. Tiens ! mange un peu de riz pour reprendre des forces.
La légende de Sinimory (troisième partie)…….. Surpris de voir la marâtre lui offrir un plat plein de riz, Sinimory lui annonça :
-Je te remercie mais… comme j’ai déjà mangé des fruits sauvages, je mangerai ton plat demain.
Le lendemain, avant de partir au champ, Sinimory dit à son chien :
-Labou, je n’ai pas confiance en ma marâtre. Reste ici et regarde bien ce qui se passe. Si tu vois quelque chose, viens me prévenir.
Pendant la journée, la marâtre prépara encore du riz, de l’igname et des patates. Elle mit du poison dans le plat de riz et de patates. Le petit chien qui observait tout ça courut prévenir son maître :
– Sinimory, mon maître, si ta marâtre te donne un plat de riz, refuse-le, refuse-le Sinimory car ce plat contient du poison. Si ta marâtre te donne un plat de patates, refuse le, refuse-le Sinimory car ce plat contient aussi du poison. Mais si elle te donne des ignames, mange-les, mange-les Sinimory. Et le jour je ne serai plus là pour te prévenir, va loin d’ici Sinimory. Sinon la terre que tu défriches te mangera.
Le soir venu, Sinimory ne mangea que les ignames.
-Ce Sinimory est un sorcier, se dit la marâtre. Comment a-t-il pu deviner ?
(quatrième partie)……….. Le lendemain la marâtre prépara un plat de fonio et un plat de viande. Elle mit du poison dans le plat de viande. Labou, le petit chien, courut prevenir son maître.
-Sinimory, mon maître, si ta marâtre te donne un plat de viande, refuse-le, refuse-le Sinimory car ce plat contient du poison. Si elle te présente un plat de fonio, mange-le, mange-le Sinimory. Et le jour je ne serai plus là pour te prévenir, va loin d’ici Sinimory. Sinon la terre que tu défriches te mangera
Le soir venu, Sinimory mangea du fonio et refusa la viande.
-Comment a-t-il su ? se dit la marâtre. Enfin, nous verrons demain.
Le jour suivant, elle prépara plusieurs plats. Elle s’enferma dans sa case et mit le poison dans l’un d’eux. Elle ouvrit ensuite la porte et continua son ménage. Labou s’approcha alors des plats, les flaira un à un pour savoir lequel contenait le poison. La marâtre le surprit et dit :
-Ah ! c’est toi, sale bête, qui avertis chaque fois Sinimory de ce que je fais. Aujourd’hui, tu n’iras raconter à personne ce que tu as vu.
A ces mots, la marâtre ramassa un morceau de bois et tua le petit chien.
5è partie
Sinimory attendit jusqu’au soir son fidèle ami, Labou. Ne le voyant pas arriver, il se rappela :
« Le jour où je ne serai plus là pour te prevenir, va loin d’ici Sinimory. Sinon la terre que tu défriches te mangera. »
Il traversa monts et rivières, forêts et savanes. Il se nourrissait toujours de fruits sauvages et de racines. Le soir, il grimpait aux arbres et y dormait.
Un matin, à son réveil, il vit deux serpents qui se battaient au pied d’un arbre. Le vainqueur du combat prit une feuille qu’il mit sur la tête de l’autre serpent. Celui-ci reprit connaissance et les deux serpents continuèrent leur combat tout en s’éloignant. Sinimory descendit de l’arbre, observa longuement la feuille puis s’en alla.
Après des heures de marche, il grimpa à un arbre pour se reposer. Soudain, il vit une chouette arriver près de lui. Un aigle le poursuivait. Sinimory cassa une branche et abattit d’un coup sec l’aigle qui voulait s’emparer de la chouette.
-Merci beau jeune homme, lui dit la chouette. Mais comment t’appelles-tu ?
-Je m’appelle Sinimory, lui répondit le garçon.
-Je te remercie beaucoup de m’avoir sauvé la vie. Je vais te donner un secret : ce sera ta récompense. Regarde cet arbre. Si on verse quelques gouttes de la sève de cet arbre dans les yeux d’un aveugle, il retrouvera la vue.
Sinimory remercia à son tour sa nouvelle amie puis continua sa marche.
6è partie
Le lendemain midi, Sinimory arriva dans une clairière où il surprit un groupe de gorilles assis en rond.
-Qui es-tu, et que fais-tu chez nous ? lui demanda le chef des gorilles.
Sinimory raconta son histoire.
-Viens près de moi, lui demanda le gorille. Lave toi avec cette eau et bois-en peu.
Après le bain, le chef des gorilles lui dit :
-À partir d’aujourd’hui, aucune lance et aucune belle ne pourront te transpercer le corps. Même le poison ne te fera plus de mal.
Après avoir remercié puis salué le chef des gorilles, Sinimory reprit la route à nouveau. Au bout de quelques heures il arriva dans une grande ville.
-Que se passe t-il ici ? demanda Sinimory à un passant. Pourquoi êtes-vous tous aussi tristes ?
-Etranger, lui répondit le vieillard, l’unique fille de notre roi est morte ce matin. Un serpent l’a mordue alors qu’elle jouait avec ses amis dans le jardin royal-Et personne n’a pu la sauver ? demanda le jeune Sinimory.
-Personne. Elle sera enterrée demain.
Sinimory se souvint alors du combat entre les deux serpents. Décidé à aider les gens de cette ville, Sinimory retourna à l’endroit du combat et cueillit des feuilles magiques. De retour à la ville, Sinimory annonça au vieillard :
-Conduisez-moi chez votre roi. Je peux l’aider à retrouver sa fille chérie.
7è partie
-Que viens-tu faire chez moi ? demanda le roi à Sinimory. Ne vois-tu pas que je suis d’une grande tristesse ?
-Je voudrais voir la princesse, et essayer de lui redonner la vie.
Je te remercie Sinimory. Mais que peut faire un jeune homme comme toi. Mes plus grands guérisseurs n’ont pas réussit.
Sinimory insista tellement auprès du roi que celui-ci le conduisit près du corps de la princesse. Sinimory pressa les feuilles dans une calebasse et y ajouta de l’eau. Il fit couler ce jus dans les narines de la princesse. Elle rouvrit les yeux et dit :
-Qu’est ce qui se passe père ? Ai-je trop dormi ?
Alors le roi serra sa fille dans ses bras et versa des larmes de joie.
-Tu es le plus fort des guérisseurs, Sinimory. Demande-moi tout ce que tu veux et je te l’accorderai.
-ma plus grande récompense est d’avoir ranimé votre fille. Mais…si je pouvais m’installer dans votre ville…
Le roi construisit une belle maison pour Sinimory et lui donna cent bœufs, cent moutons, cent chameaux, cent poulets, cent caisses d’or et cent esclaves. Il lui donna aussi de vastes champs de mil, de riz et d’ignames. Il lui fit faire encore des habits brodés d’or.
-Je t’offre aussi le plus beau cheval de mon royaume, lui dit le roi.

8è partie.
La nouvelle du retour à la vie de la princesse Nagnouma et l’exploit de Sinimory dépassèrent les frontières du royaume. Tous les princes des régions voisines vinrent demander au roi la main de la princesse Nagnouma. Ils apportèrent tous de magnifiques cadeaux à la princesse. Le roi annonça alors :
-Je n’ai qu’une fille. À qui vais-je donner sa main ?
Se retournant vers Sinimory il continua :
-Toi Sinimory, qui as ranimé ma fille, tu dois m’aider. Trouve une solution à ce problème.
-O mon roi, organise un combat et donne ta fille au vainqueur. Ainsi, la princesse sera toujours protégée par un brave soldat.
-Merci Sinimory. Tu es jeune mais tu sais beaucoup de choses. Désormais tu vivras près de moi, pour m’aider.
On annonça le combat dans tous les pays voisins. Même le vieux Sigui, grand sorcier, se présenta. Le grand jour arriva. Les candidats s’affrontèrent deux à deux. Les plus faibles furent battus par les plus forts. le soir venu, il ne resta plus que deux combattants, le roi Dato et le vieux Sigui.

9è partie
La princesse Nagnoma regarda alors le roi Dato et le vieux Sigui et se dit : « Le roi Dato est un vaillant guerrier mais il est laid. Quant à Sgui, il est vieux, ce n’est pas le mari qu’il faut à une jeune fille comme ».
Se retournant alors vers Sinimory, la jeune princesse lui dit :
-Sinimory, tu m’as sauvé la vie une première fois, tu dois m’aider encore.
-Je ne peux pas combattre pour toi, jolie princesse, je ne suis ni prince ni roi.
-Je préfère donc mourir que d’être la femme de l’un de ces deux rois.
Dato et Sigui s’affrontèrent. Dato remporta la victoire.
-Je suis le vainqueur, dit-il. Demain, dès le lever du soleil, je regagnerai mon royaume avec la plus belle des princesses.
-Je ne partirai pas avec toi demain, il me faut quelques jours pour me préparer.
-Je saurai t’attendre Nagnouma, mais n’oublie pas que tu appartiens maintenant au roi Dato.
Sigui s’approcha alors de la princesse :
-Je suis vieux, c’est vrai. Mais je te le dis, Nagnouma, Dato ne t’aura jamais.
Sigui sortit alors de sa poche une poudre blanche qu’il jeta à la figure de la jolie princesse, qui, aussitôt devint aveugle.
10è partie
-je ne vois plus, pleura la jolie princesse. Sigui m’a rendue aveugle.
-En garde, Sigui, cria Dato. Tu as aveuglé ma fiancée.
Le combat reprit. Il dura longtemps. Du sang coula ; et pour la seconde fois, Dato remporta la victoire.
-Ma fille t’appartient, Dato, lui dit le roi, tu viens de prouver que tu es le seul qui mérite Nagnouma, tu pourras la prendre quand tu voudras.
-Que ferais-je d’une princesse aveugle ? demanda Dato. Donne ta fille à un autre prince. Moi je n’en veux plus.
Tous les princes refusèrent, tour à tour, la princesse aveugle. Le roi annonça qu’il donnerait sa fille en mariage à celui qui lui rendrait la vue. Des guérisseurs arrivèrent de tous les coins du royaume. Personne ne réussit à la guérir.
-Sinimory, dit le roi, tu as sauvé ma fille de la mort, peux-tu lui redonner la vue ? si tu réussis à la guérir tu seras roi après moi.
-J’aime la princesse Nagnouma, dit à son tour Sinimory. J’essaierai de lui redonner la vue.

11è partie
« Si on verse quelques gouttes de la sève de cet arbre dans les yeux d’un aveugle, il retrouvera la vue », avait dit la chouette. Sinimory alla recueillir quelques gouttes de cette sève. À son retour, il rencontra le vieillard qui l’avait conduit pour la première fois chez le roi.
– Sinimory, je te reconnais, lui dit le vieil homme. C’est toi qui as sauvé la princesse.
-La princesse vit toujours, lui répond Sinimory. Mais Sigui l’a rendue aveugle. Aussi, je veux l’aider une seconde fois.
-Est-ce que je peux t’accompagner ? lui demande alors le vieux.
Sinimory accepta ; tous deux se rendirent au palais. Arrivé auprès de la princesse, Sinimory lui versa quelques gouttes de sève dans les yeux. Aussitôt la jolie princesse s’écria : « Je vois, je vois, j’ai retrouvé la vue ». Elle se jeta alors dans les bras de son père.
– Sinimory, annonça le roi, je te donne ma fille en mariage. À ma mort tu seras roi. Avec ta sagesse, tu sauras comprendre et aider les habitants de mon royaume.
Se tournant vers son peuple, le roi continua :
-Quand la lune sera au quatorzième jour de sa course, Sinimory et ma fille se marieront.

12è partie
Le jour du mariage arriva. Des personnes vinrent de toutes les régions du pays assister à cette fête. Sinimory était habillé comme un roi. Soudain, la princesse apparut. Elle avait la tête couverte de bijoux et d’or. Un voile blanc couvrait son visage. Les femmes qui l’accompagnaient chantaient.
-Oh ! comme elle est belle, disaient les uns.
-C’est la plus jolie princesse de tous les royaumes, disaient les autres.
Les danses traditionnelles suivirent la cérémonie du mariage. Au milieu de la danse quelqu’un arriva soudain et cria. :
-C’est moi Dato. Je viens chercher ma femme.
-Ma fille est maintenant l’épouse de Sinimory.
-j’ai refusé de prendre ta fille pour épouse parce qu’elle était aveugle, dit Dato. Puisqu’elle a retrouvé la vue, elle m’appartient.
-Dato, dit Sinimory, la princesse est mon épouse ; le roi vient de te le dire. Je te demande de te retirer et de me plus chercher à troubler cette fête.
-Tu manques de courage Sinimory, viens donc te battre contre moi. La princesse verra bien qui est le plus fort.
« Lave-toi avec cette eau et bois-en un peu. À partir d’aujourd’hui, aucune lance et aucune balle ne pourront te transpercer le corps », avait dit le chef des gorilles à Sinimory.
-Nous pouvons nous battre, dit-il. Je suis maintenant roi et ton dernier adversaire.

13è partie
Sinimory et Dato s’affrontèrent. La poussière qu’ils soulevaient couvrait le ciel comme un nuage. La sueur coulait sur leur corps. La lame du couteau de Dato passait sur le corps de Sinimory sans laisser de trace. La pointe de son épée le touchait sans le transpercer. Le corps de Dato était couvert de blessures. Sa lance vint frapper Sinimory mais elle se brisa.
« Aucune lame ne peut blesser Sinimory », cria la foule. « C’est un vrai chef guerrier ».
Sinimory saisit à son tour sa lance. Elle vint se planter dans la poitrine de Dato. Celui-ci s’écroula. Les tambours annoncèrent la victoire de Sinimory. Les griots chantèrent aussitôt ses mérites.
-Ce Sinimory est trop fort, il nous chassera de nos royaumes, se dirent les princes devenus jaloux de lui. Il faut l’empoisonner.
-Je connais un excellent poison, dit le roi Djougoufala. Demain, à la grande fête ; nous en mettrons dans sa gourde.
Djanfa, un ami de Sinimory, alla le prévenir des intentions de Djougoufala. Le lendemain au cours de la cérémonie, le roi Djougoufala déposa une gourde aux pieds de Sinimory et lui dit :
-Au nom des rois et princes des royaumes voisins, je t’offre la boisson des mariés.

14è partie
-C’est gentil de m’offrir cette boisson, Djougoufa, mais…bois en un peu avant moi.
-Non, Sinimory, cette boisson est réservée au marié. Je ne dois pas en boire.
Mais Sinimory obligea Djougoufa à boire. Celui-ci s’écroula.
-Je suis le plus fort, regardez bien.
Sinimory but toute la gourde.
-Même le poison ne peut rien contre moi…
– Sinimory est le plus grand de tous les rois et de tous les sorciers, cria le peuple.
Sinimory devint ainsi le plus grand roi de tous les temps. Il eut un fils qu’il nomma Maméry en souvenir de son frère aîné disparu depuis son enfance.
Un jour, Maméry trouva une vielle femme assise devant le palais. Elle demandait à manger et à boire aux passants. Il courut prévenir son père. Sinimory l’envoya chercher. Il reconnut cette femme : c’était sa marâtre.
-Servante, dit le roi, lavez cette femme et donnez lui de beaux habits.
Après avoir bien mangé, la femme vint remercier le roi.
-Je viens d’un pays très éloigné dit-elle à Sinimory. Mes deux fils sont morts de faim et mon vieux mari est mort vde chagrin.
-Ici, tu es chez toi, lui dit Sinimory. Tu mangeras avec nous ce soir.

15è et dernière partie…… Après le repas du soir, toute la cours se rassembla autour du roi. La marâtre était présente. Maméry vint s’asseoir sur les genoux de son père et lui dit :
-Papa, prends ta guitare et chante moi la chanson du petit chien.
-Non, pas ce soir.
-chante là pour moi, papa.
-il faut satisfaire le désir de votre fils, dit la marâtre au roi.
Sinimory pris alors sa petite guitare et chanta :
«Sinimory, oh ! Sinimory, mon maître, si ta marâtre te donne un plat de riz, refuse-le, refuse-le Sinimory, car ce plat contient du poison. Si ta marâtre te donne un plat de viande, refuse-le, Sinimory, car ce plat contient du poison.
Si elle te donne un plat d’igname ou de fonio, mange-le, mange-le Sinimory.
Et le jour où ton petit Labou ne sera plus là pour te prévenir, va loin d’ici, Sinimory. Sinon, la terre que tu défriches te mangera. »
La marâtre reconnut alors son fils et se mit à bourdonner. Elle bourdonna tellement qu’elle se transforma en une grosse mouche et s’envola. «
« C’était, dit grand père, au temps où les animaux parlaient comme les hommes. »……

8 avril 2018 / by / in
[HISTOIRE] DU VILLAGE DE LOCODJRO ET ANOUMABO

HISTOIRE DU VILLAGE DE LOCODJRO ET ANOUMABO

Dans la foret du Banco, les Kobriman vont creer deux hameaux : Adouandjemin et Abidjan N’gromin, non loin de l’actuelle usine de Filtisac.

De la, ils se rendent a Gomlo (ce nom signifie buffle noir), pres du site des finances, puis ils creent Locodjro.

Djama Sou et Djama Loyo, deux femmes accusees de sorcelerie et soumises a une ordalie a la suite de laquelle elles ont ete blanchies, vont quitter Locodjro pour fonder leur propre village.

Suite a une querelle entre les jeunes generations qui habitent le quartier Ate (quartier du bas) et leurs aines du quartier Ato (quartier du haut), les jeunes iront rejoindre Djama Sou et Djama Loyo.

Les habitants de l’actuel Anoumabo, ne sont que ceux qui ont rejoins Djama Sou et Djama Loyo.

Photo du village d’Anoumabo.

Patrice Koutouan

8 avril 2018 / by / in
[HISTOIRE]Un roi africain et son ami à la chasse

Un roi africain et son ami à la chasse

LISEZ JUSQU’À LA FIN ♥️
VOUS RESTEREZ POSITIF QUELQUE SOIT LA SITUATION

Un roi africain avait un ami d’enfance qui était très proche de lui. Cet ami avait une habitude assez étrange aux yeux de son entourage : quel que soit l’évènement qui lui arrivait dans la vie, positif ou négatif, il disait : « C’est génial ! »

Un jour le roi et son ami partirent à la chasse. Son ami prépara les fusils pour le roi. Mais une erreur d’entretien fut fatal et fit exploser le fusil dans les mains du roi qui lui arracha le pouce.

Au moment où cet accident arriva, alors que le roi agonisait de douleur, l’ami dit, comme d’habitude : « C’est génial ! »

A cela le roi, qui était vraiment en colère, lui répondit avec fureur : « Non, ce n’est pas génial du tout ! » et n’hésita pas à faire jeter son ami en prison.
Les mois passèrent. Un an plus tard, le roi chassait hors de son royaume et des cannibales le capturèrent et le firent prisonnier dans leur village. Ils l’attachèrent à un tronc, mirent du bois autour de lui, et s’apprêtèrent à le faire griller vif pour le manger. Mais, au moment où ils allaient mettre le feu, ils s’aperçurent qu’il lui manquait un pouce. Une de leurs croyances étant qu’en le mangeant ils leur arriverait la même chose, ils détachèrent le roi et le laissèrent partir.

Sur le chemin du retour, exténué, choqué, il se souvint des circonstances dans lesquelles il avait perdu son pouce. A peine arrivé, il se fit conduire à la prison pour parler avec son ami.

« Tu avais raison, mon ami, dit-il, c’était génial que je perde mon pouce. »

Et il raconta ce qui lui était arrivé.
« Je te supplie de me pardonner de t’avoir laissé croupir en prison si longtemps. Je n’aurais jamais dû te faire subir la prison. »

Son ami lui répondit : « Mais non, c’était génial au contraire ! »

Toujours avec étonnement le roi enchaîna : « Qu’est-ce que tu veux dire ? Comment le fait de te jeter en prison, toi, mon ami, pourrait-il être génial ? »

« Si je n’avais pas été en prison, j’aurais été avec toi. Et ils m’auraient mangé moi. »

Ce qui nous arrive dans la vie ne semble pas toujours avoir de sens sur le moment où cela nous arrive. Mais en gardant une attitude positive, avec le temps, avec le recul nécessaire, vous lui trouverez un sens.
Transformerez le mal en bon, les épreuves et difficultés en « génial ».
Au fond, si vous cherchez le génial, le cerveau répondra à votre état d’esprit et comme par enchantement, vous le trouverez !

8 avril 2018 / by / in
Conseil d’une mère à sa fille

Conseil d’une mère à sa fille

Une femme est allée se plaindre chez sa mère… :
– Maman, je ne supporte plus mon mari. Je veux le tuer
mais j’ai peur qu’on m’arrête. Tu crois que tu peux m’aider?
Sa maman lui répond :
– Oui ma fille, je le peux. Mais il y a une contre partie.
Tu seras obligé de faire la paix avec lui, pour que personne
ne se doute que c’est toi qui l’a tué quand il va mourir.
Tu vas devoir bien te rendre belle, t’occuper de lui.
Être gentille, reconnaissante, patiente, affectueuse…
moins égoïste, plus juste, plus à son écoute….. Pour ne même pas qu’on te soupçonne. Tu pourras le faire ??
– Oui maman.
– Ok, c’est bien…. Tiens cette poudre, chaque jour, tu vas verser un peu dans sa nourriture et il va mourir à petit feu.
Après 30 jours , La femme est retournée chez sa mère :
– Maman, vraiment je ne souhaite plus tuer mon mari.
À présent je l’aime, il a changé et est devenu plus doux qu’avant. Comment je peux faire pour empêcher l’effet du poison ? pardon aide moi.
Sa maman lui répond :
– Ne t’inquiète pas. Ce que je t’ai donné était de la farine
Il ne va pas mourir.
En réalité, c’est en toi que le poison était.
Quand on alimente la haine et la rancune, on
se tue soi-même à petit feu.
Quand tu as commencé à aimer et a chérir ton
mari, tu as vu une autre personne en lui,
c’est comme ça que tu dois te comporter pour
qu’il soit ce que tu recherches.
Tout être humain est bon, mais c’est nous même et la société qui les faisons changer.

27 mars 2018 / by / in
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