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[Ayana] Rencontre avec Flora Coquerel, une pagneuse dans la ville
Digne successeur de Marine Lorphelin, la belle Flora Coquerel a beaucoup évolué depuis son sacre au titre de Miss France 2014. Aujourd’hui, on la retrouve notamment dans le rôle de reporter pour un documentaire “Wax In The City” où elle met en avant le rapport de la jeunesse et des acteurs de la mode africaine avec le wax. Nous l’avons rencontré lors de la projection du film à l’Institut Français d’Abidjan et avons pu lui poser quelques questions.     Flora Coquerel est le fruit d’un métissage dont elle est particulièrement fière et attachée. Son père est français et sa mère béninoise. Le Benin est Son “deuxième chez elle”. C’est d’ailleurs l’une des premières villes africaines qu’elle présente dans le documentaire, réalisé par Élie Seonnet. Quand nous lui avons demandé qu’elle était son rapport avec le wax, elle a répondu:
Quand j’étais petite, je portais des robes en wax pour certaines occasions. Le wax a toujours fait partie de ma vie. Ma mère en portait. Elle en porte toujours. Mes tantes en portent. Quand je devais m’éloigner de ma mère, elle me donnait un de ses pagnes. Avec son odeur, j’avais presque l’impression d’être à la maison.
Mais Flora ne s’est pas cantonnée au Bénin pour le documentaire. Elle est allée à la rencontre de ceux qui utilisent beaucoup le wax, les créateurs africains. Entre Paris, Cotonou, Dakar ou encore Abidjan, au fil de ses échanges avec Youssouf Fofana (Maison Château Rouge), Loza Maléombho, Adama Paris ou Elie Kuame, elle nous plonge dans l’univers du textile et de la mode africaine. Et finalement, le documentaire prend une nouvelle tournure, il ne s’agit plus que du wax. Il s’agit de l’appropriation des textiles africains (bogolan, Faso Dan Fani…) par les africains.  

Extrait du film. Flora en compagnie d’Elie Kuame et de Loza Maleombho, designers ivoiriens

  Faire ce documentaire a permis à Flora de se rapprocher encore plus d’un univers qu’elle affectionne particulièrement. En effet, l’ex-Miss France a toujours rêvé de devenir styliste. Depuis toute petite, elle est attirée par le dessin. Elle nous confie: “Même si je dois me cogner contre un mur, il faut que je réalise au moins ce rêve.   Par ailleurs, quand on lui demande comment elle définirait son style vestimentaire, Flora répond: “Je ne me mets pas de barrière. Je m’habille selon mes humeurs.“ Une manière de concevoir sa manière de se vêtir qui est en total accord avec sa personnalité qu’elle décrirait de “Libre. J’essaie de faire tout ce que je veux.” Un conseil mode que Flora Coquerel donne aux Ayanas: “N’ayez pas peur. Souvent, on a peur de ce que les gens peuvent penser. Mais il ne faut surtout pas qu’on ait peur d’être soi-même. Donc soyez-vous même et ne vous limitez pas.”  

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3 mai 2019 / by / in , , ,
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